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Musicalille

Piano : les plus grands interprètes, en vidéo

2CELLOS & LANG LANG – Live And Let Die [OFFICIAL VIDEO]

Avec sa popularité de rock star, ses tenues parfois excentriques et ses apparitions dans des festivals de rock ou des publicités pour Coca-Cola, Lang Lang incarne cette modernité. Une formidable liberté, aussi, qui renoue avec la tradition des grands interprètes du début du xxe siècle, dont il invoque l’esprit. « Il faut réécouter les enregistrements de cette époque. C’est fascinant de voir à quel point les interprètes comme Cortot ou Schnabel prenaient des libertés avec le texte. Ils osaient beaucoup de choses ! La génération suivante est devenue plus sage, mais aujourd’hui, on retrouve cet esprit, cette créativité. » Avec, en prime, un niveau technique qui n’a cessé de s’améliorer. « Il y a une foule de très bons pianistes aujourd’hui. La compétition est de plus en plus rude. D’ailleurs, on entend moins de fautes pendant les concerts. »
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Valentina Lisitsa à la gare St Pancras International – Rachmaninov Prelude in G minor

En attendant son train Valentina Lisitsa improvise un petit concert sur un simple piano de gare.

Chopin Etude Op 10 No.12 Valentina Lisitsa

Valentina Lisitsa est née à Kiev en Ukraine en 1973. Elle commença à jouer dès l’âge de 3 ans, et son premier récital se fit à l’âge de 4 ans. Bien que son talent musical soit très précoce, son rêve était en premier lieu celui de devenir joueuse d’échecs professionnelle. Elle intégra l’école de musique de Lysenko, puis le conservatoire de Kiev où elle rencontra son futur mari, Alexei Kuznetsoff. Son professeur fut le docteur Ludmilla Tsvierko. C’est à cette époque et avec la rencontre d’Alexei qu’elle décida sérieusement d’envisager une carrière dans la musique et qu’ils gagnèrent ensuite le premier prix dans le concours Murray Dranoff. La même année, ils emménagent aux États-Unis pour prolonger leur carrière de pianistes. Cette carrière débuta avec le Mostly Mozart Festival au Centre Lincoln en 1995.
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Khatia et Gvantsa Buniatishvili – Astor piazzolla: Libertango

On connait Khatia Buniatishvili pour son tempérament de feu, pour sa personnalité jugée parfois trop présente dans ses interprétations. Son jeu est tantôt fougueux, tantôt délicat, toujours imprévisible, jamais académique.

Khatia Buniatishvili – Chopin, Sonate Nº2 Op 35

Yuja Wang Interprétation de la Marche Turque de Mozart

Jouer vite et (plus que) bien
Quand a-t-elle eu la certitude qu’elle serait une pianiste professionnelle ? La réponse fuse du tac au tac dans un grand éclat de rire : « Toujours, bien évidemment ! Ma mère voulait que je sois danseuse, comme elle. Avec un second choix, mais vraiment très secondaire : le piano. C’est vers l’âge de 16 ans, lorsque j’ai signé mon premier contrat avec un manager aux États-Unis que j’ai compris que je ne serai jamais… danseuse ! » Bien fait pour nous. Tout en poursuivant notre entretien, nous ne pouvons détacher notre regard de ses mains. Ses doigts fins, immenses, sont modelés pour des déplacements très rapides et des accords percutés. Nous lui en faisons la remarque : « Mes mains sont grandes mais elles étaient fragiles et sans beaucoup de force. J’ai travaillé énormément grâce à des professeurs, qui, eux aussi, avaient cette chance d’avoir de grandes mains. J’ai acquis de la flexibilité, de la rapidité. J’ai toujours adoré jouer très vite »
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4 pianos pour les 4 saisons de Vivaldi : Vivaldi Four Seasons (Spring) – Y. Wang, E. Ax, N. Goerner, J. Quentin

Hélène Grimaud – La Cathédrale Engloutie – Le Grand Journal du 26/01 – CANAL+


Hélène Grimaud – La Cathédrale Engloutie – Le… par canalplusmusic

Il y a vingt-cinq ans, Hélène Grimaud a fait exploser l’image vieillotte de la concertiste classique. Jeune, jolie, moderne, ouverte aux musiques nouvelles et affichant à travers son combat pour la défense des loups une conscience écologique, elle a collectionné les récompenses, les distinctions, n’a cessé de parcourir la planète pour donner des concerts et a enregistré 24 albums. Le dernier, « Water », réunit neuf compositions de Berio, Takemitsu, Fauré, Ravel, Albéniz, Liszt, Janacek et Debussy, qui ont comme point commun d’être inspirées par l’eau. Mais le plus étonnant vient des musiques de transition qui les relient. Lire la suite ici

Martha Argerich

 

Martha est un phénomène. Enfant prodige du piano, elle a apporté à l’interprétation du répertoire romantique et moderne un souffle nouveau qui l’a propulsée rapidement sur le devant de la scène internationale. Plusieurs des grands concertos pour piano et orchestre tels ceux de Chopin, Schumann, Liszt, Ravel, Prokofiev et Rachmaninov ont trouvé en Martha Argerich une interprète flamboyante et réfléchie. Fuyant la publicité, elle s’éloigne de la scène pendant une partie importante de sa carrière1. Artiste exigeante et femme de caractère, elle n’accorde que peu d’entrevues, et ne joue plus, depuis quelques années, qu’en formation de musique de chambre ou avec orchestre. Elle est considérée comme une des pianistes les plus talentueuses de son époque.
Ses dons pour la musique sont remarqués dès l’âge de deux ans et demi. Elle est alors capable de reproduire au piano les partitions que son frère étudie, ou rejoue immédiatement sur un piano un air qu’elle a entendu chanter. Elle a la capacité, enfant, de jouer les octaves comme de simples notes (Eugene List). Sa mère la présente, à l’âge de cinq ans et contre son gré (la petite Martha voulait être médecin), à Vincenzo Scaramuzza qui lui donnera ses premières leçons de piano et favorisera le développement de sa sensibilité et de son lyrisme naturels.
En 1965, elle fait sa marque lors du Concours international de piano Frédéric-Chopin de Varsovie. Sa maîtrise exceptionnelle de l’instrument et sa sensibilité remarquable lui font remporter trois prix : le premier prix, le prix du public et celui de la meilleure interprétation des Mazurkas5 « Martha Argerich est la première à se présenter sur scène. Elle a déjà attiré l’attention du public par la qualité de son jeu [pianistique] lors des éliminatoires. Sa prestation est alors attendue avec fébrilité. Les brillantes études et mazurkas interprétées avec fougue confirmèrent sa technique extraordinaire, le public accueillant sa prestation en lui offrant une ovation spontanée » . Critiques et spectateurs ne tarissent alors pas d’éloges

Vladimir Ashkenazy

Désormais plus connu comme chef d’orchestre, son passage en tant que grand pianiste est cependant inoubliable. Profondément attaché à la tradition, Ashkenazy est un spécialiste de la musique russe. Issu d’une famille musicienne (son père était lui-même pianiste), Ashkenazy a donc été très tôt en contact avec la musique. A huit ans déjà, il devient l’élève d’Anaοda Sumbatian à l’Ecole Centrale de musique. En 1940, en pleine Seconde Guerre mondiale, la famille Ashkenazy s’était installée à Moscou.
Mais l’invasion allemande de 1941 a provoqué son évacuation. De retour en 1943, les conditions de vie en Russie étaient plutôt précaires . Contraint de partager pendant treize ans un appartement avec d’autres familles, Vladimir Ashkenazy bénéficiait cependant d’un système éducatif efficace. Son talent découvert très tôt a été encouragé. Dès lors, Ashkenazy tente l’expérience des concours internationaux: il choisit d’abord de participer au concours des pays du bloc de l’Est et en 1955, il reηoit un deuxième prix au prestigieux concours Chopin de Varsovie. Poursuivant ses études au conservatoire de Moscou avec Lev Oborine, la chute de Staline et l’arrivée de Khrouchtchev lui permettent pour la première fois de se rendre en Occident.
C’est en 1956, qu’il tente sa chance au concours Reine Elisabeth de Belgique à Bruxelles. Remportant le Premier Prix à l’âge de 19 ans, il recoit ainsi une récompense lui octroyant un appartement séparé. En 1961, Ashkenazy épouse Thorunn Johannsdottir, une pianiste islandaise. Alors que le régime en URSS se durcit farouchement, Ashkenazy souhaite quitter son pays pour s’installer en Angleterre. L’obtention de visas et d’autorisations de séjour étant particulièrement délicate, il finit par émigrer en 1968 vers l’Islande et à partir de 1978, Ashkenazy se fixe avec femme et enfant à Lucerne en Suisse.
Bien qu’il soit connu pour avoir enregistré les vingt-quatre préludes et fugues de Chostakovitch ainsi que l’œuvre complète de Chopin pour piano, son répertoire est beaucoup plus vaste. Il aborde tous les genres mais évite de plus en plus Liszt et la musique contemporaine (on peut toutefois noter un enregistrement intégral des cinq concertos de Prokofiev).

David Helfgott

David Helfgott passe toute son enfance en Australie alors qu’il étudie tout d’abord avec son père, il poursuit sa formation chez un professeur particulier des environs de Melbourne. Glanant de nombreux prix lors de concours nationaux, il est vite remarqué pour sa grande aisance. Il part bientôt pour l’Angleterre et le Royal College of Music de Londres. Le nom de David Helfgott reste indissociablement lié è une des oeuvres majeures du répertoire post-romantique: le 3ème concerto en ré mineur de Rachmaninoff. C’est cette même oeuvre qu’il interpréta pour son diplôme de fins d’étude de la célèbre institution musicale britannique.
En 1970, après avoir donné un concert de gala au Royal Albert Hall, il repartit en Australie, mais la maladie s’abattit sur lui et il passa plus d’une décennie dans des institutions psychiatriques. En 1984, il fit un retour triomphal dans le domaine des concerts, après avoir rencontré puis épousé sa femme Gillian. Dès lors, il a continuellement fait des tournées en Australie et en Europe, étant en grande demande de récitals et de concerts, et sa tournée à guichets fermés au Danemark et en Allemagne en 1995 lui valut d’énormes acclamations.

Le film Shine (ou Le Prodige au Québec), de Scott Hicks, raconta son histoire, interprété par Geoffrey Rush, et reçut un accueil et des applaudissements innombrables au Sundance Film Festival en janvier 1996.

Arturo Benedetti Michelangeli

Le mythe qui tourne autour du pianiste, la rumeur, et la fascination ont pendant près de 50 ans attisé les foules du monde entier et ont fini par créer une icône qui n’avait pas toujours un lien avec la réalité. Michelangeli possédait un charisme envoûtant grâce auquel il subjuguait son auditoire.La force de séduction du pianiste n’est plus à démontrer et le côté paradoxal du personnage réside dans son étonnante attitude vis à vis du public et de la presse. Il était souvent considéré comme un être fantasque, prêt à raconter toutes sortes d’histoires à son sujet. Il se déclarait notamment le descendant de Saint-Francois d’Assise.
Il est généralement considéré comme le pianiste italien le plus important du XXe siècle avec Ferruccio Busoni. Il a été entre autres le professeur de Martha Argerich, Adam Harasiewicz, Ivan Moravec, Alberto Neuman et Maurizio Pollini. (Martha Argerich, racontant sa courte période de leçons avec le Maestro, ne décrit pas vraiment un enseignement car elle travaillait la plupart du temps seule, Michelangeli venant parfois l’écouter en silence. Mais Alberto Neuman, compatriote argentin d’Argerich qui étudia plusieurs années avec Michelangeli, parle d’une méthode d’enseignement unique, à la fois spirituelle et technique, fondée sur des exercices physiques oscillatoires fondamentaux).
« Être pianiste et musicien n’est pas une profession. C’est une philosophie, un style de vie qui ne peut se fonder ni sur les bonnes intentions ni sur le talent naturel. Il faut avoir avant tout un esprit de sacrifice inimaginable. » (Arturo Benedetti Michelangeli)

D’une personnalité singulière, il avait un sens de l’esthétique inné et un jeu d’une perfection absolue. Homme très secret, il détaillait peu sa vie privée.

Le pianiste Sviatoslav Richter nota après un concert : « Comme d’habitude parfait ».

Andrei Gavrilov

« Un lion du clavier », c’est souvent ainsi que l’on désigne Gavrilov. Mais cette image est bien trop réductrice et banale pour prétendre qualifier le jeu d’ un pianiste aussi inspiré. Observer Gavrilov jouer, c’est réaliser à quel point un pianiste peut être habité par un idéal esthétique personnel. Il ne joue pas vite et fort pour le plaisir d’afficher une technique brillante et infaillible, mais c’est un pianiste intransigeant, scrupuleux, fidèle au texte original, et engagé.
Car Gavrilov s’est aussi distingué par ses positions politiques. Sa critique des institutions, des ministres -notamment de la Culture- et son refus catégorique de jouer au Kremlin devant Brejnev lui ont valu des sanctions. Il fut interdit de concerts pendant 3 ans. Pour survivre, il a du vendre notamment une partie de ses biens.
Il prend enfant ses premières leçons de piano avec sa mère, elle-même élève de Heinrich Neuhaus puis il fait des études musicales au Conservatoire de Moscou. Il travaille ensuite avec Sviatoslav Richter et remporte le premier prix au Concours international Tchaïkovski en 1974. En 1985 il est autorisé par les autorités soviétiques à quitter l’URSS pour séjourner à Londres. Son large répertoire s’étend de Bach aux compositeurs russes dont il est un interprète remarqué.

Murray Perahia

Murray Perahia est un musicien complet. Ayant reηu une formation musicale large – théorie, contrepoint, analyse, instrumentation, direction (Mannes School of Music de NYC)- Perahia décide de se former seul à partir de 1965, tout en suivant les cours de l’académie d’été du Marlboro festival de Vermont et de ses maîtres (Horszowski et Serkin).
Murray (Moshé) Perahia est né dans le quartier du Bronx à New York dans la famille de David et Flora Perahia, Juifs Séfarades parlant la langue ladino (judesmo). Son père a immigré aux États-Unis en 1935 en provenance de Thessalonique, Grèce. La plupart des membres de la famille qui sont restés à Thessalonique ont été déportés et tués pendant l’Holocauste.
En 1992, la carrière de Perahia est menacée par la découverte d’une malformation osseuse au niveau de son pouce. Il est opéré mais des inflammations se déclenchent et l’éloignent pendant plusieurs années du piano. Au cours de cette période, il se voue à une étude poussée de Johann Sebastian Bach. Dès accord médical, il enregistre vers la fin des années 1990 une série d’œuvres pour piano de Bach, très bien accueillies dans le monde musical. Son interprétation des Variations Goldberg est considérée comme étant l’une des meilleures, tandis que Perahia s’est imposé comme un des grands spécialistes de Bach.

Radu Lupu

Bien que Lupu ait fait des concerts avec tous les plus grands orchestres du monde et dans des festivals de musique très importants, il est un personnage plutôt discret. Il a régulièrement refusé de donner des interviews aux journalistes pendant plus de trente ans. Dans un des rares entretiens publiés, il exprime sa philosophie de la musique comme suit : « Tout le monde raconte la même histoire différemment, et cette histoire devrait être racontée de manière irrésistible et spontanée. Si ce n’est pas le cas, elle est sans valeur. »
Son attitude durant ses concerts est entièrement concentrée, mais calme et anti-spectaculaire. Curiosité: il n’y utilise pas de tabouret de piano, mais une confortable chaise de bureau.
Radu Lupu est né à Galați en Roumanie. Il est le fils de Meyer Lupu et de Ana Gabor. Il commença le piano à l’âge de six ans avec Lia Busuioceanu, et fit ses débuts en public à douze ans, dans un concert où il produisit ses propres compositions. Après avoir terminé ses études au lycée à Galați, et avoir été diplômé de l’École des arts populaires de Brașov, il continua ses études au conservatoire de Bucarest avec Florica Musicescu (qui enseigna également à Dinu Lipatti) et Cella Delavrancea. En 1961, il obtint une bourse d’étude au Conservatoire Tchaïkovski de Moscou, où il reçut l’enseignement de Galina Eghyazarova, de Heinrich Neuhaus et de Stanislav Neuhaus.

Evgeny Kissin

Même si Kissin a toujours eu tendance à préférer pour ses récitals les grands compositeurs romantiques comme Chopin, Schumann ou Liszt, son compositeur de prédilection est Bach qu’il considère comme « l’alpha et l’omega (…) il est tellement universel » Toute la presse et le monde musical s’enthousiasment alors pour ce nouveau très jeune pianiste. Tellement sensationnel, on le compare à Horowitz même si cette comparaison ne le flatte outre mesure. Lui-même préfère plutôt Dinu Lipatti, Krystian Zimerman, Annie Fischer ou encore Artur Rubinstein.
Né au sein d’une famille juive, fils d’un père ingénieur et d’une mère professeur de piano, Ievgueni Kissine commence à jouer du piano dès l’âge de deux ans, et entre à six ans dans la très prestigieuse Académie russe de musique Gnessine de Moscou où il étudie avec Anna Pavlovna Kantor.
À l’âge de 10 ans, Kissin débute dans la musique orchestrale en interprétant le Concerto KV. 466 de Mozart, et l’année suivante, donne son premier récital à Moscou. Les talents de Kissine sont remarqués sur la scène internationale en 1984, où il joue deux concertos pour piano de Chopin dans le Grand Hall du Conservatoire de Moscou avec l’Orchestre philharmonique de Moscou sous la baguette de Dmitri Kitaïenko.
Kissin commence à se faire remarquer en Europe en 1987 au Festival de Berlin et il joue en 1988 et 1989 sous la direction d’Herbert von Karajan le Concerto pour piano nº 1 de Tchaïkovski. Il fait ses débuts aux États-Unis en 1990. Il participe en 1992 aux Grammy Awards et donne le premier récital de piano dans l’histoire des Proms londoniens en 1997.

Ivo Pogorelich

En une année, Pogorelich connaîtra 4 grands événements: son mariage avec Alice Kezeradze, son prix au Conservatoire Tchaïkovsky de Moscou, sa victoire au concours de Montréal et surtout son élimination du concours Chopin de Varsovie. C’est ce dernier événement qui projettera le pianiste croate du jour au lendemain au sommet de la gloire. Soudain célèbre grâce à la protestation de Martha Argerich qui déclare juste après l’éviction de Pogorelich : »Ivo Pogorelich est un génie ».
Pogorelich résume ainsi les aspects les plus importants de son apprentissage avec Aliza Kezeradze : « Premièrement, une perfection technique allant de soi. Deuxièmement, une intuition de la façon dont se développe le son du piano, tel qu’il a été perfectionné par les pianistes compositeurs de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle, qui concevaient le piano à la fois comme une voix humaine… et comme un orchestre avec lequel ils pouvaient produire une grande variété de couleurs. Troisièmement, la nécessité d’apprendre à utiliser tous les aspects de nos nouveaux instruments, qui ont un son plus riche. Quatrièmement, l’importance de la différenciation. »

Ses interprétations sont d’une maîtrise technique exceptionnelle, non seulement par leur virtuosité mais aussi par la précision et la richesse de la sonorité. Dans le détail, le son est travaillé en termes d’attaques et de couleurs, avec des moyens différents mais comparables à des pianistes comme Glenn Gould, Vladimir Horowitz ou Arturo Benedetti-Michelangeli. Ses interprétations sont aussi le fruit d’une réflexion musicale sur la structure de l’œuvre, ce qui produit des lectures toujours très personnelles, voire des redécouvertes, où l’univers de chaque compositeur est très différencié. Son approche a pu paraître iconoclaste et critiquée à cet égard, en même temps qu’on pouvait admirer la beauté sonore de son jeu.

Maurizio Pollini

Le petit Maurizio manifeste déjà des dons exceptionnels puisqu’il est capable d’apprendre un morceau de 10 pages en l’espace d’un quart d’heure. Il entre alors au Conservatoire Giuseppe Verdi de Milan où il suit les cours de Carlo Lonati et Carlo Vidusso. En 1957, alors âgé de 15 ans …, Maurizio Pollini subjugue l’auditoire par son interprétation époustouflante des Etudes de Chopin. La presse est alors émerveillé par ce jeune pianiste qu’elle considère comme un grand espoir du piano italien.
Après avoir remporté le premier prix du concours international de piano Frédéric-Chopin à Varsovie en 1960, il se retire plusieurs années des salles de concert pour parfaire son jeu. Il travaille avec Arturo Benedetti Michelangeli.
Depuis le milieu des années 1960, il donne des récitals et se produit avec les grands orchestres internationaux comme Wiener Philharmoniker, Berliner Philharmoniker.