Anouk Aïata, « La femme mangeuse des nuages du ciel » dans son premier album

Un brin fougueuse, voici que gratte la guitare pour vous annoncer Anouk Aïata. Cette auteur-compositeur-interprète aux influences multiples dévoilera le 8 avril son premier album, lunaire et mélodieux à souhait. Dès le titre, on comprend qu’il s’agit ici de voyager. Un voyage dans l’imaginaire, les nuages, les pays mais aussi dans les univers musicaux. C’est dans cet esprit qu’elle sort son EP éponyme de quatre titres (figurants sur l’album à venir) en octobre 2012, mais pas seule. Amos Mâh, également auteur-compositeur, est son acolyte dans cette aventure et sur l’album. Amateurs de musique tzigane, jazz, folk et du monde, les deux musiciens s’abandonnent dans une bulle hippie pour illustrer leur art. « Pas de règle ! Juste arriver à faire quelque chose que l’on aime » dit-elle dans un communiqué de presse, quand il s’agit d’évoquer l’élaboration de l’album. Le résultat de ce « pas de règle » est pour le moins audacieux et surprenant. Des textes en français ou anglais posés sur des sonorités andalouses. C’est un tout. Cela en devient irréel, on plane, on est bien.

Ce résultat si riche vient d’une fascination d’Anouk Aïata pour plusieurs artistes, plus différents les uns que les autres. Barbara, Ella Fitzgerald, Dalida sont citées par la chanteuse et c’est certainement de là que vient son côté mélodramatique. On est cependant surpris par des rythmes plus effrénés, rappelant l’époque des rocks et du twist français et américain. La voix posée nous semble familière, maîtrisée, et dévoile un timbre personnel. Une véritable yéyé d’aujourd’hui.